Le 7 juin 2013, la presse annonce un énième plan social à l’usine Michelin de Joué-lès-Tours : 706 postes supprimés. La direction confirme trois jours plus tard. C’est un choc pour les employés de l’usine et les habitants de la ville.

Un an plus tard, l’engouement médiatique s’est calmé. Seuls 200 employés travaillent encore à l’usine. Les autres ont pris leur retraite, pointent au chômage ou ont été reclassés dans d’autres usines du groupe, notamment à La Roche-sur-Yon en Vendée, où la chaîne poids lourds a été relocalisée.

Les syndicats craignent, à terme, la fermeture du site. Ce serait alors la fin d’une aventure débutée en 1961. Michelin est une véritable institution dans la cité. Au plus fort de l’activité, en 1983, Michelin employait 4 000 « Bibs » à Joué-lès-Tours. Elle a contribué à son développement économique, démographique et social.

Comment les « Bibs » et leur entourage vivent-ils le déclin de leur entreprise et que font-ils ensuite ?