Les personnages

Eric Pellé

A retrouvé du travail à la centrale nucléaire de Chinon



À peine une cinquantaine d’anciens employés ont retrouvé un emploi hors du groupe. Parmi eux, Eric Pellé. Après le choc de son licenciement, il part en quête d’un nouvel emploi et retrouve un poste d’agent EDF à la centrale nucléaire de Chinon. Finis les 35 minutes de trajet chaque matin, la centrale est à quelques kilomètres de son domicile. S’il n’avait pas retrouvé d’emploi en Touraine, il aurait dû partir à Clermont-Ferrand : Michelin lui proposait un poste là-bas. Sa femme, infirmière, avait même envisagé sa mutation, et tous deux étaient déjà à la recherche d’une nouvelle maison.


Olivier Coutant

Ex-syndicaliste Sud, en formation de travailleur social

Olivier Coutant était délégué syndical Sud. Embauché à l’usine en 1988, il occupe des postes à la production puis à la maintenance. En 25 ans chez Michelin, il a connu près de 12 plans sociaux. Il a participé activement aux grèves et aux manifestations qui les ont suivis, notamment lors du dernier, en 2013. À la fin des négociations, la direction de l’usine lui a proposé un poste qui ne lui convenait pas et il a donc décidé de quitter le secteur industriel. Il suit actuellement une formation de travailleur social, pour continuer, d’une autre manière, à accompagner les personnes en reclassement.


Michel Bigot

Parti en retraite anticipée lors du plan social de 2006


Michel Bigot a été mis en retraite anticipée lors du plan social de 2006, après 39 ans de service. Il travaillait à l’atelier de fabrication des moules servant à la fabrication des pneus. Contrairement à certains de ses collègues, il a bien vécu son passage à la retraite à l’âge de 57 ans : Michelin, c’était beaucoup de stress, « il fallait toujours en faire plus ». Il a quitté l’usine en gardant avec lui une malle de souvenirs : magasines d’entreprise, cadeaux de Noël ou bulletins de paie... Désormais, il profite de son temps libre pour voyager, notamment avec l’association des retraités Michelin.



Un employé reclassé à l’usine Michelin de La Roche-sur-Yon

La direction Michelin a proposé, à 162 « Bibs » de Joué-lès-Tours de nouveaux postes dans d’autres usines du groupe Michelin : Clermont-Ferrand, le siège, ou La Roche-sur-Yon, en Vendée, où est relocalisée la production de pneus poids lourds. Nous rencontrerons l’une de ces personnes, il nous racontera son déménagement, son changement de vie, les conséquences sur sa vie privée.

Un ancien « Bib » qui ne retrouve pas de travail

Certains, enfin, ne parviennent pas à trouver du travail, malgré l’aide de Pôle emploi ou des ateliers de transition professionelle mis en place par le groupe Michelin. Nous recueillerons le témoignage d’un chômeur et évoquerons avec lui ses difficultés.

Un ex-Michelin qui a profité du plan social pour créer son entreprise

Certains ex-« Bibs » ont profité du plan social pour concrétiser des projets qui leurs tenaient à coeur : l’un a ouvert un salon de massage, l’autre un restaurant de burgers, un troisième s’est lancé dans l’élevage de lamas. Ils sont tous passés par les ateliers de transition professionnelle mis en place par Michelin pour aider à la reconversion de ses anciens employés.


Les personnages annexes

 

Le médecin ou l’infirmière de l’usine : elle nous donnera son point de vue sur le déclin de l’usine et le départ des employés.
Un sociologue du travail : il nous expliquera les enjeux d’un plan social de cette ampleur